De la fantasy et des Djinns

La Cité de Laiton de S.A. Chakraborty était dans ma pile à lire depuis presque six mois. J’avais le sentiment qu’il fallait être dans le bon état d’esprit pour me lancer dans ce petit pavé.

L’histoire débute au XVIIIᵉ siècle, au Caire, où l’on suit Nahri. Sous couvert de soigner les gens, elle en profite pour les escroquer une fois qu’ils sont suffisamment en confiance. Elle sait cependant que cette couverture ne tiendra pas éternellement et qu’elle finira par être démasquée. Pourtant, Nahri possède de véritables dons, notamment celui de détecter les maladies.

Un soir, toujours dans l’idée de gagner un peu d’argent de manière peu honnête, elle réalise un rituel de guérison chez une famille. Mais cette fois, tout ne se passe pas comme prévu : le rituel semble révéler des pouvoirs bien réels. En quittant les lieux, elle est attaquée par un être mystérieux, un ifrit, un esprit du feu. Elle ne doit son salut qu’à l’intervention de Dara, un guerrier djinn. Ensemble, ils n’ont d’autre choix que de fuir Le Caire pour rejoindre Daevabad, la légendaire cité des djinns.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome, même si la première centaine de pages m’a demandé un certain investissement. Les explications sur les différentes factions de djinns, leurs rivalités et l’histoire de Daevabad sont très denses et parfois difficiles à assimiler. Heureusement, une fois les personnages arrivés dans la cité, tout devient progressivement plus clair. Les enjeux politiques, le système de castes et les références au passé mythologique prennent enfin tout leur sens. Si ces éléments avaient mis plus de temps à s’éclaircir, j’aurais sans doute abandonné ma lecture.

À partir de ce moment-là, le roman prend véritablement son envol. On découvre de nouveaux personnages passionnants, notamment Ali, le fils cadet de la famille régnante, dont j’ai beaucoup apprécié les chapitres.

Le récit trouve un très bon équilibre entre scènes d’action, magie et intrigues politiques. Et, à ma grande surprise, c’est justement l’aspect politique qui m’a le plus captivée. Les alliances, les tensions entre les différents peuples et les jeux de pouvoir rendent l’univers particulièrement vivant et crédible.

J’ai désormais très envie de découvrir la suite de cette trilogie. Je garde le tome 2 de côté pour cet automne, et j’ai hâte de retourner à Daevabad.

Bonne lecture,
Judith


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