Paris, 1871

J’ai beaucoup vu passer Le Couvent des Pascalines d’Alex Sol ces derniers mois et, comme j’avais justement envie de me plonger dans un bon thriller, le moment était tout trouvé pour me laisser tenter.

J’ai dévoré ce roman en une matinée. Certes, il est assez court, mais qu’est-ce qu’il est prenant ! Dès les premières pages, j’ai compris que j’allais avoir bien du mal à le lâcher. Et clairement, je vais aller faire un petit tour du côté des autres romans de l’autrice. Il me semble d’ailleurs qu’un second tome se déroule également dans le fameux couvent : il est donc déjà ajouté à ma liste de lecture.

Dans ce roman, nous suivons Louise, une jeune bourgeoise parisienne de dix-sept ans, enceinte et surtout célibataire. Une situation évidemment inconcevable pour une jeune fille de son milieu, qui ne peut se permettre de voir sa grossesse révélée au grand jour. Les sœurs du couvent des Pascalines, situé à Paris, proposent justement aux jeunes filles « en difficulté » de les accueillir pendant leur grossesse et de trouver ensuite des familles pour leurs nouveau-nés.

Le couvent vit ainsi grâce aux dons des familles bourgeoises qui y envoient leurs filles, mais également grâce à l’argent versé par les familles souhaitant adopter les enfants à leur naissance.

Louise est capricieuse, jeune, jolie et riche. Elle ne se préoccupe guère des autres pensionnaires et n’attend qu’une chose : accoucher au plus vite pour retrouver sa vie d’avant, aller de bal en bal et surtout retrouver son soupirant. Mais lorsqu’on lui impose une nouvelle compagne de chambrée qui n’a pas les mêmes moyens qu’elle, Louise commence peu à peu à sortir de sa bulle dorée et à ouvrir les yeux sur ce qui l’entoure.

L’argent n’afflue finalement pas autant qu’elle l’imaginait malgré le nombre de pensionnaires. Les sœurs se démènent pour assurer le bien-être des jeunes filles et, bientôt, la nourriture commence à manquer. De plus en plus de pensionnaires accouchent en même temps et certaines disparaissent mystérieusement peu après leur délivrance.

C’est avant tout un roman d’ambiance qui nous transporte immédiatement en 1871. À travers les yeux de Louise, on ressent très vite cette atmosphère lourde et oppressante : l’humidité des murs du couvent, le froid, les couloirs silencieux et surtout ce sentiment permanent que quelque chose ne tourne pas rond. Il y a très peu de lumière et encore moins d’espoir. Le roman nous enferme dans une véritable bulle de noirceur dont on ne sortira qu’à la toute fin.

L’intrigue, en elle-même, est plutôt simple, mais elle est terriblement efficace. Et surtout, c’est véritablement la plume de l’autrice qui fait la différence. Elle parvient à installer une atmosphère pesante en quelques pages seulement et à nous faire ressentir toute l’angoisse qui règne entre les murs du couvent.

Je vais très certainement commencer le deuxième tome très bientôt. Avec cette ambiance sombre et automnale, il me semble d’ailleurs parfait pour la saison !

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Bonne lecture,

Judith

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑