De retour sur Anima

J’ai enfin lu le premier tome de la bande dessinée La Passe-Miroir, adaptée par Vanyda d’après l’œuvre de Christelle Dabos et publiée chez Gallimard. J’avais énormément aimé les trois premiers romans et, pour me replonger pleinement dans cet univers, j’ai même relu le premier tome juste avant de découvrir cette adaptation.
Je sais bien qu’il existe un quatrième et dernier tome, mais je ne l’ai toujours pas lu. J’ai envie de le savourer et, surtout, je ne suis pas prête à dire au revoir à cette saga que j’aime tant. J’attends donc encore un peu. Mon idée est d’ailleurs de le lire juste après une relecture des trois premiers tomes, afin d’avoir toute l’intrigue bien en tête.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore les romans — même si j’imagine qu’ils sont peu nombreux tant la saga a rencontré un immense succès —, on y suit les aventures d’Ophélie, une jeune femme qui vit sur Anima. Dans ce monde, les habitants possèdent chacun un pouvoir particulier lié aux objets. Ophélie, elle, est dotée de deux dons : elle peut lire le passé des objets qu’elle touche et traverser les miroirs pour voyager d’un endroit à un autre.
Lorsque sa famille la fiance à un étranger venu du Pôle, elle est contrainte de quitter Anima pour rejoindre une terre aussi hostile que mystérieuse, gouvernée par un Esprit de Famille aussi puissant qu’instable. Loin de la vie paisible qu’elle menait dans son musée, Ophélie, dont la maladresse est légendaire, va devoir survivre aux intrigues de cour tout en apprenant à connaître son énigmatique fiancé, aussi taciturne que distant.

Pour les lecteurs qui ont aimé les romans, cette adaptation est un véritable plaisir. Dès les premières pages, on retrouve avec bonheur l’univers imaginé par Christelle Dabos. L’atmosphère, d’abord légère et pleine d’humour, s’assombrit progressivement lorsque Ophélie arrive au Pôle.
Le travail graphique de Vanyda est particulièrement réussi. Les couleurs, tout en restant très douces, traduisent parfaitement le contraste entre les deux univers : Anima baigne dans des teintes chaleureuses et lumineuses, tandis que le Pôle se pare de nuances froides, violettes et sombres qui renforcent son caractère mystérieux et les illusions qui y règnent. Les dessins comme la palette de couleurs contribuent à nous immerger une nouvelle fois dans cet univers fascinant.

J’ai également beaucoup apprécié la représentation des personnages. Ils correspondent tout à fait à l’image que je m’en étais faite au fil de ma lecture des romans, tout comme les différents lieux emblématiques de l’histoire.
Je trouve aussi que cette adaptation en bande dessinée est une excellente porte d’entrée pour les lecteurs qui auraient été intimidés par la taille des romans. Elle permet de découvrir cet univers sous un autre angle, sans en perdre la magie.

Le deuxième tome étant mon préféré dans la saga, j’ai désormais très hâte de découvrir la suite de cette adaptation !

Et vous, qu’avez-vous pensé des romans ? Avez-vous déjà lu la bande dessinée ?

Bonne lecture,
Judith


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