Quand les constellations s’en mêlent…

Ce que j’aime dans les salons du livre, c’est découvrir des auteurs et autrices fraîchement débarqués sur la scène littéraire. Et c’est encore mieux lorsqu’il s’agit de premiers romans. Cela remonte déjà un peu maintenant, puisque nous sommes en juin, mais lors du Salon du livre de Montreuil l’hiver dernier, un ouvrage a immédiatement attiré mon attention : Supernova d’Axelle Ménéglier.
J’ai d’abord été séduite par la couverture, parsemée de petites étoiles qui se révèlent lorsqu’on manipule le livre. J’ai également beaucoup aimé le choix des couleurs et les illustrations. Bref, un très bel objet. Et oui, comme beaucoup de lecteurs, j’ai un faible pour ce qui brille !

Mais une jolie couverture ne suffit pas : il fallait aussi que je m’intéresse à la quatrième de couverture.

À la lecture du résumé, un véritable débat intérieur s’est engagé. Allais-je craquer ou non ? On me parlait d’une académie et de magie : exactement ce que j’aime. Mais aussi de constellations et de signes du zodiaque. Et c’est là que j’ai commencé à hésiter. L’idée était originale, certes, mais je n’étais pas certaine d’adhérer au concept.

Résultat : je suis repartie les mains vides pour poursuivre ma visite du salon.

Sauf que, de retour devant le stand des éditions Robert Laffont, je me suis une nouvelle fois dirigée vers la trilogie. Malgré mes réserves sur l’aspect astrologique, quelque chose continuait de m’intriguer. J’ai finalement coupé la poire en deux en achetant uniquement le premier tome, en me disant qu’au pire, cela me ferait sortir de ma zone de confort.

Avec le recul, cette réflexion me fait encore sourire.

Une fois le premier tome terminé — ou plutôt dévoré —, j’ai filé en librairie acheter la suite sans la moindre hésitation. Je viens tout juste d’achever le deuxième tome en ce mois de juin, car j’avais envie de savourer cette lecture et de ne pas engloutir la trilogie en une semaine. Je vais d’ailleurs probablement patienter un peu avant de me lancer dans le dernier tome, histoire de faire durer le plaisir.

Mais de quoi ça parle ?

On fait la connaissance de Cassiopée, une jeune femme de 18 ans qui travaille dans un musée à Londres, sans réelle perspective d’avenir. Un jour, alors qu’elle est en service, elle remarque plusieurs personnes qui détonnent au milieu de la foule londonienne. Poussée par une intuition inexplicable, elle décide de les suivre. Après tout, sa vie manque cruellement de rebondissements.

Cette décision va bouleverser son existence.

Cassiopée se retrouve propulsée dans un autre monde : celui d’une Académie où les étudiants attendent avec impatience de découvrir leur constellation et d’apprendre à maîtriser les pouvoirs qui lui sont associés. Fidèle à sa nature curieuse, elle passe à son tour le test et découvre qu’elle appartient à la constellation des Gémeaux. Commence alors son apprentissage au sein des Constellationnistes.
Elle doit apprendre à contrôler ses dons, comprendre l’histoire de son peuple, mais aussi découvrir la vérité sur elle-même. Qui sont réellement ses parents ? Pourquoi a-t-elle grandi parmi les humains ?

Très vite, Cassiopée comprend également que ce nouveau monde est loin d’être idyllique. Une menace grandit dans l’ombre et l’Académie est devenue une cible. Tous les camps recherchent la mystérieuse Supernova, un être doté d’une énergie illimitée, capable soit de ramener les Constellationnistes dans leur monde d’origine, soit de devenir une source de pouvoir inestimable entre de mauvaises mains.

Dans ce deuxième tome, Cassiopée est contrainte de fuir l’Académie. Le gouvernement en place n’est plus son allié et ses ennemis sont à ses trousses. Heureusement, elle peut compter sur ses nouveaux amis ainsi que sur la Résistance, qui la recueille, la protège et l’aide à développer ses capacités tout en la formant au combat.

Une suite qui ne souffre d’aucun essoufflement

Souvent, les deuxièmes tomes servent de transition et peinent à égaler l’intensité du premier volume. À force de lire des sagas, j’ai même fini par considérer cela comme une règle presque incontournable.

Ici, c’est tout l’inverse.

La fin du premier tome donne immédiatement le ton, et le deuxième reprend l’histoire sans perdre une seconde. L’action est omniprésente, les révélations s’enchaînent et il est extrêmement difficile de refermer le livre. C’est un véritable page-turner du début à la fin. Cette trilogie est une très belle découverte, et j’ai désormais hâte de découvrir comment tout cela va se conclure.

Et vous, à quel point est-ce difficile de sortir de votre zone de confort en matière de lecture ?

Bonne lecture,
Judith

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