Hello ! on se retrouve aujourd’hui, pour parler d’une lecture qui m’a énormément touchée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pleuré dans le train en lisant un livre. Je vais vous parler aujourd’hui du roman L’été où tout a fondu, de Tiffany McDaniel, une autrice que j’ai découvert avec ce roman
Résumé de l’éditeur :
Été 1984 à Breathed, Ohio. Hanté par la lutte entre le bien et le mal, le procureur Autopsy Bliss publie une annonce dans le journal local : il invite le diable à venir lui rendre visite. Le lendemain, son fils Fielding découvre un jeune garçon à la peau noire et aux yeux d’un vert intense, planté devant le tribunal, qui se présente comme le diable en personne. Cet enfant à l’âme meurtrie, heureux d’être enfin le bienvenu quelque part, serait-il vraiment l’incarnation du mal ? Dubitatifs, les adultes le croient en fugue d’une des fermes voisines, et le shérif lance son enquête. Se produisent alors des événements étranges qui affectent tous les habitants de Breathed, tandis qu’une vague de chaleur infernale frappe la petite ville.
Porté par une écriture incandescente, L’Été où tout a fondu raconte la quête d’une innocence perdue et vient confirmer le talent exceptionnel d’une romancière à l’imaginaire flamboyant.
Mon avis :
Eté 1984, alors que le pasteur de Breathed passe une annonce dans le journal pour invite le diable à venir en ville, un jeune garçon à la peau noire débarque en ville. Sal prétend être le diable. Personne ne sait quoi penser de cette affirmation, est-ce un garçon perdu ou dit-il la vérité ? Le pasteur décide de l’accueillir dans sa famille, et son fils se lie d’amitié avec Sal. Concomitamment avec son arrivée, une vague de chaleur et de nombreux phénomènes étranges se produisent à Breathed. Le doute s’installe parmi les habitants.
Le récit alterne entre le présent, où Fielding, le narrateur est âgé de 70 ans, et l’été où sa jeunesse a basculé. C’est un roman qui aborde le passage de l’innocence de l’enfance vers l’âge adulte. C’est aussi une histoire sur l’étranger, l’altérité, la xénophobie, le racisme et l’homophobie. Ce qui est autre dérange, tout ce qui sort de la norme de la famille blanche des années 80 aux USA.
Pour un roman abordant le thème du diable, il n’y a étonnamment pas réellement de critique de la religion. Alors certes quelques phrases mentionnent bien Dieu, et le fait qu’il laisse souffrir ses disciples tout en restant spectateur de leur souffrance. Mais cela n’est pas omniprésent comme je l’eu craint au début de ma lecture.
Avec le titre et les éléments du récit, on essaye de comprendre où tout cela va nous mener, on craint le dénouement, de plus en plus de petits cailloux sont semés pour nous donner des indices. Bêtement on pourrait croire au début que le titre est à prendre au sens littéral : l’histoire d’une canicule qui commence le jour où le diable est arrivé en ville. Mais le titre a aussi un tout autre sens que vous découvrirez à la fin.
L’ambiguïté est maintenue sur la vraie nature de Sal, est-ce vraiment le diable, ou un enfant très empathique au passé très douloureux ? Dans tous les cas, Sal semble être une vieille âme dans un corps d’enfant, emplie de sagesse et de philosophie.
Le roman commence très lentement, et puis petit à petit le récit s’accélère, monte en puissance et en intensité jusqu’au climax et la dégringolade. Cette montée en puissance exponentielle crée un attachement de plus en plus intense entre le lecteur et la famille Bliss. Tout est cohérent, chaque passage a un but, un lien. Il n’y a pas d’élément superflu, de bavure, de blabla pour ne rien dire. D’où cette sensation de montée en puissance si réussie. J’ai failli abandonner au début, car je m’étais du temps à rentrer dedans. Quelle erreur ça aurait été ! Ce roman a été une vraie claque, j’ai été bouleversée.
Je vous le recommande totalement, et vous encourage vivement à pousser un peu la lecture, si comme moi vous êtes un peu déstabilisé par la lenteur du début. Il en vaut vraiment le coup !
A très vite pour une nouvelle chronique,
Mélissa
quel bijou que ce livre !
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