Hello, aujourd’hui je vous parle d’un roman qui m’a été conseillé par ma librairie favorite, La lisette. Dernière Sommation est le 1er roman de David Dufrene, publié aux éditions Grasset. Il aborde le thème des violences policières lors des manifestations durant le mouvement des Gilets Jaunes.
Résumé de l’éditeur
Dans le Paris de l’insurrection, un enquêteur indépendant : Étienne Dardel.
Une jeune réalisatrice, Vicky, qui tombe aux marches de l’Assemblée nationale.
Sa mère, sur un rond-point du Tarn, passée du Parti socialiste au Rassemblement national.
Le directeur de l’Ordre public, un républicain qui veut croire en la police.
Place Beauvau, un ministre qui tweete et qui tangue.
Et tout un monde qui traverse Dernière sommation comme un tableau vivant : garde du corps incontrôlable, street medic courageuse, président assiégé, policiers en roue libre, éditorialistes compromis, entre mensonges et raison d’État.
Mon avis
2018, manifestations des gilets jaunes, les débordements et les mutilations s’accumulent. Etienne Dardelle, ancien journaliste, prend à cœur de signaler ces débordements via Twitter. Son travail gêne très vite l’Elysée. En parallèle, nous suivons le destin de Vicky, adepte des fanges plus durs des manifestations, qui faits les frais de cette violence nouvelle.
Un roman qui dénonce les violences policières, le durcissement de la répression des manifestations et le glissement à droite toute du gouvernement. Le récit est ponctué de vrais tweets et d’extraits de vraies allocutions.
C’est une lecture très intéressante, où la frontière entre fiction et faits réels est très mince.
Les signalements ont été réellement faits par l’auteur, c’est donc une sorte d’auto-fiction, pour dénoncer la pression et les menaces qui sont mises sur les lanceurs d’alerte (et qui sent le vécut).
J’ai tout de même une impression de lecture mitigée face à ce genre. J’imagine que la fiction est utilisée pour raconter des faits réels tout en touchant un plus grand nombre de gens, car cela peut être plus attractif à lire pour certains lecteurs qu’une enquête journalistique.
Même si ce n’est pas un coup de cœur, je recommande tout de même ce roman. Personnellement je préfère lire des essais politiques ou des reportages journalistiques. C’était la 1e fois que je lisais un roman politique, je connais désormais ma préférence de genre.
À très vite pour une nouvelle chronique,
Mélissa
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