Une colonie – Hugh Howey

Hello, aujourd’hui je vous parle du petit dernier d’un auteur post-apo/S-F que j’apprécie particulièrement, avec Une colonie de Hugh Howey. Et oui, ce n’est pas la première fois que vous voyez passer ce nom sur notre blog, je vous avais déjà parlé de la trilogie Silo et Phare 23. Malheureusement je n’avais pas eu le temps de chroniquer Outresable que j’ai pourtant adoré. Vous l’aurez deviné, je me suis précipitée sur cette nouvelle sortie poche dès que je l’ai aperçu en librairie.

Résumé de l’éditeur :

Un groupe de cinq cents humains a été envoyé dans l’espace pour coloniser une autre planète. Dans un état de semi-conscience, ils recevront une éducation dispensée sous forme de stimulations par une intelligence artificielle et se réveilleront à trente ans, parfaitement formés pour appréhender leur nouveau monde.

Mais après quinze années, une explosion à bord du vaisseau tue la majorité d’entre eux et détruit la plus grande partie de leurs vivres. Pire, les soixante jeunes rescapés qui sortent de leur état de veille n’ont pas terminé leur apprentissage et ne possèdent que les connaissances les moins utiles à leur survie. Nus, terrifiés et démunis, les adolescents tentent d’utiliser l’IA pour établir tant bien que mal leur colonie.

Mais les luttes de domination vont bientôt faire leur apparition, et ils vont découvrir que leur pire ennemi n’est ni l’environnement hostile, ni l’IA, ni le manque de nourriture… mais bien eux-mêmes.

Mon avis :

Contrairement aux autres écrits de Hugh Howey, Une colonie se rattache plus à de la SF traditionnelle, on a la mauvaise impression d’avoir déjà lu des histoires similaires : Un groupe de colons sur une planète probablement hostile. Certes il y a tout de mêmes quelques originalités scénaristiques : la planète est bien celle où la colonie est prévue de s’établir, les colons sont nés sur cette planète (embryons cryogénisés, vie, formation, souvenirs artificiels). Ils sont censés se réveiller à 30 ans une fois leur formation terminée et le lieu terraformé. Malheureusement ils se réveillent en plein incendie à 15 ans car le module a estimé pendant un instant que la planète n’était pas viable, avant de se rétracter et sauver une partie des colons.

Les colons ont donc des formations inachevées, et ce sont les personnes les moins gradés qui ont survécus. Par conséquent le fonctionnement de leur société est bancal. Le module est là pour les aider à survivre mais aussi à construire et atteindre des objectifs mystérieux. Le gros du mystère reste de savoir pourquoi le module a tenté de détruire puis sauver la colonie. A cause de la faune ? flore ? des événements climatiques inadapté pour la vie humaine ? on ne le sais pas et cela pèse sur les habitants, à l’affut du moindre indice.

Très vite une hiérarchie se forme, et dans la foulée des inégalités grandissantes, une vie difficile, et par conséquent une rébellion. Sur ce point, là encore c’est assez classique dans ce genre de romans.

Le twist final sera bien évidemment sur les raisons de ce réveil précoce, qui n’étaient pas celles auxquelles on s’attendait.

Une Colonie n’est pas un mauvais roman en soit, la lecture était agréable et fluide. Howey écrit toujours très bien. De plus il joue un peu moins sur les retournements de situation qu’à ces débuts donc un peu plus agréable et moins sensationnaliste. Mais il manque le petit plus pour donner de la saveur à ce roman.

C’est clairement son roman que j’ai le moins aimé.

Si vous ne connaissez pas encore cet auteur, je vous recommanderais plutôt de le découvrir avec Silo et Outresable, qui sont des pépites.

A très vite pour une nouvelle chronique,

Mélissa

4 commentaires sur “Une colonie – Hugh Howey

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